Aménager son stationnement : esthétique et fonctionnel


La construction d’une maison neuve est l’occasion idéale de tout arranger à votre goût avec des matériaux résistants, stylisés et offrant un meilleur rendement énergétique qui réduit votre empreinte écologique.

Il en va de même pour votre stationnement. À cet égard, c’est avant tout la couleur et la perméabilité qui détermineront les matériaux à utiliser pour vous donner les meilleurs résultats.

Les surfaces d’asphalte foncé composé de bitume et de gravier sont les principales options à éviter. En effet, elles peuvent devenir brûlantes puisqu’elles absorbent les rayons lumineux, emmagasinent la chaleur et augmentent la température ambiante. Ceci contribue notamment aux îlots de chaleur urbains qui, liés à l’activité humaine, créent toutes sortes de problèmes d’effet de serre, de qualité de l’air et entraînent une consommation additionnelle d’eau et d’énergie pour se rafraîchir.

Pour sa part, le béton a l’avantage d’être plus clair, mais comme l’asphalte, il a la fâcheuse tendance à être imperméable.

Ce que ces matériaux empêchent l’hydratation normale du sol en obligeant les eaux de pluie à s’écouler jusqu’aux canalisations municipales. Ceci entraîne des coûts de traitement supplémentaires de ces eaux salies en usine.

Modifier et aérer le mélange

Une façon de remédier au problème de perméabilité est de modifier le tassement des éléments qui le constituent. Par exemple, pour obtenir de l’asphalte poreux, il suffit de mélanger des granulats de plus grande taille que ceux généralement ajoutés à la concoction afin de laisser pénétrer l’eau jusqu’au sol en dessous.

Par ailleurs, l’intégration de gravier blanc et d’un liant d’origine végétale exempt de substances pétrochimiques (le Végécol) qui remplace le bitume permettra d’éclaircir l’asphalte et donc, de limiter l’absorption de chaleur.

Pour ce qui est du béton, tel que déjà mentionné, il est plus clair et réfléchit donc davantage les rayons solaires plutôt que de les emmagasiner et de hausser la température ambiante. On peut aussi modifier sa perméabilité en incorporant du gravier plus gros. Il est aussi possible de recouvrir l’asphalte d’une surface en béton plus aéré afin de diminuer les coûts qu’entraîne l’usage d’une telle substance.

Surface pavée

Pour aider le passage de l’eau vers le sol, un pavé uni pâle peut également être très esthétique. Il sera également plus facile de le démonter si vous changez d’avis après quelque temps ou de remplacer les dalles brisées en cas de besoin.

Les pavés végétaux et/ou alvéolés aussi s’avèrent intéressants. De couleur foncée pour passer plus inaperçus, ils permettent aux herbes et aux petites plantes de pousser entre les alvéoles et sont aisément remplaçables en cas de bris. Les racines sont ainsi protégées puisque la hauteur du pavé empêche les roues de voiture de les écraser. Toutefois, à défaut d’y faire pousser des végétaux, il est possible de les remplir de gravier. D’une façon ou d’une autre, l’eau peut facilement être absorbée par le sol pour atteindre la nappe phréatique.

La plupart de ces pavés sont fabriqués de polyéthylène haute densité recyclé et recyclable. Autre option : l’usage exclusif de gravier ou de pierre naturelle pour garder une certaine harmonie avec la végétation environnante. Mais peu importe le choix, se servir de matériaux recyclés aidera à mieux respecter votre budget en diminuant les coûts en matières brutes.

L’aménagement paysager à titre de complément

L’aménagement paysager entourant l’aire de stationnement n’est pas non plus à négliger. Pour l’agrémenter, vous pouvez la longer de parterres ou de plates-bandes de fleurs et/ou d’arbustes. Enfin, un ou deux arbres surplombant l’allée offriront de l’ombre qui empêchera votre voiture de surchauffer lors des chaudes journées d’été ensoleillées.

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