Un syndic professionnel : les avantages par rapport à un syndic bénévole


Parce que la loi française oblige toute copropriété à nommer un syndic professionnel ou bénévole. Les copropriétaires ont tout intérêt à bien comprendre quelles sont les différences, afin de faire un choix judicieux entre les deux formules. Pour rappel, le syndic de copropriété peut aussi bien être une personne physique que morale. Chaque cas est particulier, pour preuve ; en France le nombre de copropriétaires s’élève à près de 8 millions, avec un nombre de lots moyen qui est de 17.

Ainsi, il existe dans l’Hexagone de nombreuses petites copropriétés (moins de 30 lots principaux), et ce sont celles qui font le plus généralement appel à un syndic de copropriété bénévole. Si la raison économique guide souvent ce choix, de nombreux syndic de copropriété professionnels ne prennent même pas la peine d’étudier ces offres, jugées peu rentables. L’idée reçue selon laquelle le syndic de copropriété bénévole serait plus « malléable » que le professionnel est fausse. En effet, qu’ils soient bénévoles ou professionnels. Tous les syndics sont soumis à des règles strictement identiques, que ce soit au niveau financier ou administratif.

Le syndic de copropriété bénévole

Le syndic bénévole offre trois avantages clairs sur le syndic professionnel. Tout d’abord, celui-ci bénéficie de sa proximité avec les copropriétaires et leur immeuble. Ce qui lui confère une meilleure connaissance par rapport à un syndic professionnel souvent éloigné géographiquement. Il permet évidemment une belle économie sur les frais de gestion, puisque les frais d’un syndic bénévole dépassent rarement chaque année, quelques centaines d’euros par copropriétaire.

Sans surprise, le syndic bénévole a les défauts de ses qualités, avec trois inconvénients majeurs. D’une part ils ne bénéficient d’aucune assurance professionnelle ce qui peut être problématique dans certains cas de figure. Il en va de même pour l’inexistence de garantie financière (fixée à 110 000 € pour les syndics professionnels), indispensable pour réaliser certains travaux plus lourds.

En cas de dossier juridique complexe, hors de sa compétence, le syndic bénévole n’a d’autre choix que de faire appel à un avocat, ce qui peut faire rapidement grimper les frais. Pour réduire ces inconvénients, il est donc fortement conseillé aux copropriétaires de souscrire à une assurance responsabilité civile afin de couvrir l’action du syndicat bénévole. Notez aussi, que bien que bénévoles, les membres du syndic de copropriété pourront percevoir une rémunération, qu’il leur faudra toutefois déclarer aux impôts.

La loi Duflot II à l’aide des copropriétaires

Depuis la loi ALUR 2017, aussi appelée Duflot II, et amendée par la loi Macron II. L’outil législatif a été renforcé en faveur des copropriétaires. Notamment, sur les obligations que doivent respecter les syndicats professionnels. Ils doivent obligatoirement être assurés pour leur gestion avec une couverture responsabilité civile. Ce qui permet une indemnisation des copropriétaires en cas de faute grave du gestionnaire. Choisir un syndicat de copropriété professionnelle. C’est avoir l’assurance de bénéficier de l’expertise d’un professionnel. À condition que son fonctionnement soit conforme à la loi. Le recours à un syndicat professionnel est souvent inévitable pour les grandes copropriétés.

En effet, la complexité de la gestion et de l’entretien d’un immeuble croît de façon exponentielle avec le nombre de lots. Notamment, les compétences requises pour mener les missions à bien. Que ce soit dans le champ juridique, technique pour le BTP, ou encore comptable, ou même ressources humaines pour la gestion d’un gardien, des employés d’immeubles. Dès lors, la facture des frais de gestion et des honoraires du syndic professionnel peut être conséquente.

Grâce à la loi Duflot II, les copropriétaires peuvent plus facilement mettre en concurrence les syndicats professionnels. Celle-ci prévoit une mise en concurrence chaque année, même si la loi dite Macron II a assoupli ses règles. L’assemblée générale peu ainsi, sous dérogation effectuer cette mise en concurrence seulement tous les trois ans.

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